Association Lacanienne Internationale

Séminaire d’hiver 2018 : Visite au Président Schreber après les derniers travaux
 
Du Samedi 20 Janvier 2018 à 09:30 au Dimanche 21 Janvier 2018 à 17:30 à Paris
Hôpital Pitié-Salpêtrière – Amphithéâtre Charcot

 

 

 

L’inventivité, pas sans rigueur, en psychanalyse d’enfants et d’adolescents : 09/10 décembre 2017, Espace Reuilly, Paris

 

L’inventivité, pas sans rigueur, en psychanalyse d’enfants et d’adolescents
École de psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent (EPEP)
Du Samedi 09 Décembre 2017 à 09:30 au Dimanche 10 Décembre 2017 à 17:30 à Paris
Espace Reuilly

La pratique de la psychanalyse avec les enfants s’avère être pour le clinicien un exercice surprenant, suscitant des initiatives singulières de part et d’autre, bien loin de l’image d’Epinal du psychanalyste confortablement installé dans son fauteuil.

D’abord parce que la demande et le transfert des parents et de l’enfant qui pré-existent à cette démarche articulent différemment l’attente des parents, chargés de leur histoire et celle de l’enfant concerné, provoquant souvent tiraillements, oppositions, négociations, l’enfant ayant rarement une demande.

Ensuite parce que les manifestations symptomatiques de l’enfant, qui surprennent son entourage, passent par un mode d’expression qui n’est pas celui du discours courant du monde adulte dans lequel il tente de ménager sa place : insistance du corporel, du pulsionnel, du sexuel.

Enfin parce que l’enfant ou l’adolescent, comme sujet en devenir, cherche à saisir les coordonnées de sa place dans les générations, dans la filiation, et tâtonne dans les ébauches de son identité. Il quête dans son entourage une forme de disponibilité bienveillante comme appui pour faire le brouillon de sa parole, de son identité sexuée et de l’élan de ce qui l’anime. C’est la structuration de son identité et de son désir qui se trouve mise en jeu par le jeune patient, pris dans des discours parentaux parfois contradictoires et les propos des adultes parfois inconséquents.

Le psychanalyste est mis à l’épreuve dans le cadre qu’il propose, sollicité dans la mobilité de son corps, éprouvépar les manifestations inattendues de l’enfant dans sa motricité, le pulsionnel, les irruptions agies de l’inconscient. La rencontre entre les tâtonnements de l’enfant structurant son identité et la disponibilité du psychanalyste passe par des surprises, des nouveautés, des situations à décrypter des deux côtés.

Un tel parcours nécessite du psychanalyste à la fois une vigilance, une disponibilité et une inventivité particulières à l’égard de ce qui lui sert de repères pour offrir un répondant aux initiatives de l’enfant.

Ces journées de travail sur L’inventivité, pas sans rigueur, en psychanalyse d’enfants, poursuivent le thème travaillé ces dernières années à l’Ecole de Psychanalyse de l’Enfant et de l’adolescent de Paris(EPEP) : particularités de l’inventivitédans les consultations, les cures psychanalytiques ou les soins institutionnels;exigences de rigueur nécessaires pour le praticien; enseignements qui découlent de chaque rencontre.


PROGRAMME

SAMEDI 9 DECEMBRE

Matin de 9h30 à 12h30

QU’EN EST-IL DE L’INVENTIVITÉ ET DE LA RIGUEUR ?

Présidente : Marika Berges Bounes – Discutante : Martine Lerude

– Christian Rey : Invention_ inventivité

– Louis Sciara : Ce que la pratique clinique avec l’enfant nous enseigne

– Herve Bentata : Savoir perdre la boussole …

Après-midi de 14h30 à 17h30

INVENTIVITÉ ET RENCONTRE

Présidente : Evelyne Lenoble – Discutant : Etienne Oldenhove

– Dominique Janin : Retours d’Afrique

– Corinne Tyszler : Rêver malgré tout ?

– Sandrine Calmettes : La résilience, une invention ?


DIMANCHE 10 DECEMBRE

Matin de 9h30 à 12h30

INSTITUTIONS ET INVENTION

Président : Jean-Marie Forget – Discutants : François Benrais – Patrick Alecian

– Introduction : Jean Marie Forget

– Catherine Vanier : Que reste-t-il de Bonneuil ?

– Michel Lecarpentier : À propos de Laborde

– Aurore Hoang : Enfants placés et inventivité

Après-midi de 14h30 à 17h30

MAIS, QUI INVENTE ?

Président : Charles Melman – Discutants : Marc Darmon – Jean-François Solal

– Josiane Froissart : Invitation à l’invention.

– Christian Dubois : Entre sensorialité et signifiance

– Marie Christine Laznik et N. Scheimberg : Quand la stéréotypie devient invention

 

 


Tarif individuel : 125 €
Tarif étudiant : 60 €
Formation continue : 175 €
Lieu de l’évenement
Espace Reuilly
21 rue Hénard
75012 Paris (France)
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Sur les rapport d’une femme avec la psychose

Schreber stabilise donc son délire hallucinatoire en se faisant femme. Avec une double restriction : Il se voit comme La femme, génératrice promise d’une nouvelle humanité, imaginairement présente grâce au miroir sans cesse consulté.

Cette situation ouvre quelques questions qui ne paraissent pas négligeables :

– quelle est la relation d’une fille au Nom du Père ?

– que signifie pour elle « castration » ?

– si son domicile est l’Autre, peut-il être particulier ?

– à être une, n’est-elle pas le phallus ?

– d’être Autre, a-t-elle un Autre et sinon, d’où lui vient son message ?

– peut-elle guérir autrement que – comme Schreber – par un transfert sur elle-même ?

– l’exigence d’être unique, en est-elle l’expression ordinaire ?

Au gré des communications, d’autres questions seront sans doute proposées. Leur intérêt sera d’ouvrir le chapitre, toujours à établir, des particularités de la psychose chez les femmes.

Ch. Melman – 8 novembre 2017


–  Quel est le trait spécifique du fou ?

–  Une jouissance perso, qui ne pourrait être partagée ;

–  Mauvaise réponse. C’est oublier les masturbateurs, l’obsessionnel et puis aussi 
les délires à deux ou collectifs

–  C’est être soumis au signifiant sans disposer de l’altérité nécessaire pour s’en 
protéger et en juger.

–  Mais en juger au nom de quoi, pourquoi pas, comme c’est le cas souvent, au 
nom de la folie ?

–  C’est se prendre au sérieux et ignorer le semblant.

–  Prenez-vous celle ou celui que vous aimez pour du semblant ?

–  C’est exiger la complétude, le tout.

–  Mais n’y a-t-il pas un tout, tout x φ de x ?

–  Je ne sais plus ce que serait la folie.

–  Je vous ai interrogé sur le trait, vous répondez sur l’être. Voilà bien le trait de la folie commune.

–  Vous voulez me faire entendre que le trait de la folie serait le désêtre du désêtre ?

– Vous croyez que je voudrais vous faire entendre quelque chose ? Prenons la mesure de ce que Schreber a effectivement entendu, peut-être serons-nous sur la trace du trait spécifique des psychoses.

Charles Melman 23 juin 2017


Tarif individuel : 125 €
Tarif étudiant : 60 €
Formation continue : 175 €
Lieu de l’évenement
Hôpital Pitié-Salpêtrière – Amphithéâtre Charcot
50-52 boulevard Vincent-Auriol
75013 Paris (France)

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